Les objets qui nous font chier 1995-2000
une émission sur rfi
Dans le boucan

Voilà, c’est pour moi la critique la plus fine du film… (Positif, décembre 2010)
L’amour au temps de la grippe aviaire,
par Adrien GombeaudEn regardant Le Nom des gens, j’ai compris qui nous étions. Vous et moi sommes des grains de beauté égarés au bas du dos de Sara Forestier. Quelque part dans le film, elle est allongée nue sur un drap, façon Brigitte Bardot. Jacques Gamblin s’empare d’un feutre et relie un à un les points éparpillés sur sa peau. Apparaît alors une sorte de carte interstellaire. Voilà ce que nous sommes : nous possédons une histoire individuelle et un nom qui font de nous des isolés, des étoiles distantes et autonomes. Si quelqu’un a l’idée de tracer un trait, on s’aperçoit que nous formons une constellation, une étrange Grande Ourse qui traverse une curieuse époque. Le second film de Michel Leclerc offre ainsi de relier les êtres éloignés, le passé et le présent. Le Nom des gens propose un voyage au cœur du siècle précédent, une aventure amoureuse aérienne, pleine de tendresse et de folie, mais aussi un miroir, un objet rare et troublant où se reflète notre pays.
Le film se déroule sous Jacques Chirac, au temps de la grippe aviaire. Arthur Martin, ornithologue, participe à l’émission de France Inter « Le téléphone sonne ». Au micro, il défend scrupuleusement le « principe de précaution ». Sans prévenir déboule Bahia Benmahmoud, furieuse et débraillée. Pour elle, ce discours fait le lit de tous les « fachos » (on comprendra plus tard qu’elle emploie le mot « facho » dans une acception très large). A priori, rien ne devrait rassembler ces deux-là. La quarantaine passée, il est calme, discret, sérieux et… jospiniste. Elle n’a pas trente ans, est extravertie et assume une vie en forme de tornade. Bahia n’a qu’un but : convertir tous les hommes de droite à la gauche. Pour rallier ses ennemis à sa cause, elle possède une méthode infaillible : elle couche. « Pour un mec du FN, il faut bien dix jours. Pour un mec de Bayrou, en un après-midi c’est plié. » Ainsi débute une improbable histoire d’amour, et une comédie qui va s’évertuer à montrer qu’elle n’est pas si improbable que ça. Bahia et Arthur existent d’abord par leur nom. Mais ce nom est une fausse piste. Tout le monde prend Bahia pour une Brésilienne, alors qu’elle est née d’un père réfugié algérien et d’une mère baba cool en rupture avec son milieu bourgeois. Arthur Martin trimbale son patronyme d’électroménager depuis sa tendre enfance. Il en a fait un bouclier. Ce nom bien français cache l’histoire tragique d’une famille d’émigrés. Ses grands-parents, des Juifs grecs, furent déportés pendant la guerre. De cela, on ne parle jamais chez les Martin. Le nom des gens peut raconter leur histoire, mais aussi l’occulter. Un nom est une façade qui vous donne une identité tout en cachant un faisceau complexe de destins, d’amours, de blessures, d’exodes. Comme le rappelle ironiquement Arthur, la Corée est un pays peuplé de Kim, tandis que la France est un carrefour où se croisent des Martin et des Benmahmoud. Qui sommes-nous ? Nous sommes « les autres ». Et Bahia a sans doute raison de s’exclamer qu’il n’y a « que les étrangers qui méritent d’être français » et que « les bâtards feront l’avenir de l’humanité ». Le Nom des gens sera donc un film métis, à tout point de vue. Michel Leclerc mélange allégrement les genres et les tons. Souvent hilarant (l’apparition déjà culte de Lionel Jospin dans son propre rôle), le film est aussi extraordinairement romantique ou poignant, n’hésitant pas à aborder de front des sujets graves : la pédophilie, l’intégrisme religieux, le communautarisme, la laïcité… Il revendique des influences qui vont de la Nouvelle Vague à Woody Allen (en particulier Annie Hall) ou, par certains aspects, Guédiguian. La texture de l’image incorpore le 8 mm et le 16 mm à de la vidéo HD, tandis que la musique originale convoque des nappes romantiques façon Georges Delerue et des rythmes de valses portés par des accords orientaux. Même les temps se mêlent sans distinction. Les personnages se confrontent régulièrement à leur enfance, à leur adolescence ou aux fantômes de leurs ancêtres. À l’heure où nos analystes politiques emploient le mot « séquence » à tort et à travers, brandissant l’idée absurde que chaque événement possède un début et une fin comme une scène de cinéma, Michel Leclerc imbrique astucieusement le passé dans le présent. Les flash-back, d’une splendide fluidité, rappellent que la guerre d’Algérie n’est pas si lointaine, et que nous n’avons pas tourné la page de la Seconde Guerre mondiale. Nous porterons encore longtemps les stigmates du XXe siècle. Ils ont fait de nous des êtres hybrides, nés de drames nationaux et de tabous familiaux, la conjonction magnifique et complexe de plusieurs petites histoires et hasards qui ont écrit la France d’aujourd’hui.
La part autobiographique du film est revendiquée jusque dans le choix du nom des personnages. Arthur Martin : voilà un nom aussi passe-partout que Michel Leclerc. Si Leclerc signe le film, Le Nom des gens est sans conteste l’œuvre du couple qu’il forme avec sa coscénariste Baya Kasmi, quasi-homonyme de l’héroïne. Ils interprètent d’ailleurs en duo la chanson qui accompagne le générique de fin. Baya et Michel ont cependant choisi comme double deux interprètes stupéfiants. Jacques Gamblin, parfois sombre et touchant, explore avec bonheur une veine burlesque. Mais le film marque surtout la renaissance de Sara Forestier, qui n’avait pas trouvé de rôle à sa hauteur depuis L’Esquive. L’actrice voltige telle une petite Arletty du nord de Paris, pleine de charme et de gouaille. Elle s’empare du rôle à bras-le-corps, traversant, toute nue, une station de métro sans hésiter, offrant à la caméra ses yeux brillants et cette magnifique déclaration d’amour : « On s’mariera pas. » Peut-être est-ce là le miracle du Nom des gens : ce couple qui ne ressemble à aucun autre finit par représenter tous les couples de ce pays. Le film se termine par une naissance et l’élection de Nicolas Sarkozy. Mireille Mathieu braille La Marseillaise pendant que le bébé pousse ses premiers cris. La scène est poignante, car on sait déjà ce qui vient : Éric Besson, casse-toi pauv’con, quand y en a un ça va, plus profondément une incapacité totale à comprendre le monde tel qu’il va et donc à lui apporter un projet cohérent…
Au petit matin des années Sarkozy, Arthur, Bahia et leur bébé se promènent main dans la main sur une esplanade fragile. Face à eux, un bout de périphérique file vers l’avenir, à travers quelques immeubles anonymes. Le paysage ordinaire d’un vieille nation attachante, perdue dans une ère nouvelle. Puis la voix off pose une question qui résume plus que le film : de qui nos enfants seront-ils les étrangers ? La musique monte, et cette bretelle d’autoroute devient le plus beau des panoramas, justement parce qu’on ne sait pas où elle nous mènera. Oui, c’est cette incertitude qui fait que tout n’est pas perdu. Avec un peu de chance et d’intelligence, on construira peut-être quelque chose de nouveau sur nos ruines, tous ensemble.
rue du groupe Manouchian
C’est le titre du disque que nous venons de terminer. 11 chansons, comme un dialogue musical, une suite du Nom des gens, sous une autre forme. D’ailleurs, la chanson « De Bénisaf à Salonique » est le générique de fin du film:
Voici quelques photos, je mettrais d’autres trucs après
un festival de poux
Voilà l’histoire, vendredi matin, aux environs de 7 heures, notre fils de quatre ans, comme tous les matins, débarque dans notre lit en hurlant, il saute, il fait la guerre, il tue tout le monde, il est iron man, ou le seigneur de la forêt ou mister gluant, et c’est le moment où on doit se réveiller. Et c’est ce matin-là qu’on l’a vu, tomber au ralenti comme dans un film de John Woo, sur le drap, un pou, costaud, vigoureux, avec toutes ses pattes, venant de la tête de notre fils. Je les connais bien les poux, ça fait des années que je les fréquente assidûment, avec ma fille d’abord, puis mon fils. Et je peux dire qu’ils aiment bien notre foyer, ils s’y sentent bien, à l’aise, faut dire qu’on est sympa. Beaucoup de gens pensent que les poux ne s’attaquent qu’aux enfants, mais c’est faux, tous les cuirs chevelus font leur affaire, c’est juste que les enfants, en général, mélangent plus leurs cheveux que les adultes. Donc, si notre fils a des poux, il y a toutes les chances qu’on en ait aussi. Or, dans quelques jours, avec ma femme, on va à cannes présenter notre film, tapis rouge, cocktails, soirée touche touche…. et on va passer nos journées à embrasser des gens, à se congratuler, à se mélanger les cheveux…. Et donc, y’a toutes les chances que les poux débarquent sur la croisette. Il faudra guetter, à la télé, si Tim Burton se gratte frénétiquement la tête, ce n’est pas qu’il est affligé par la sélection, c’est les poux. Si Naomi Watts débarque chauve, ce n’est pas qu’elle tourne un rôle à Oscar, c’est les poux. Ceci dit de savoir que des poux à moi puissent se balader sur les têtes Scarlett Joahnnson ou de Pénélope Cruze, ça me fait un peu rêver.
Ceux qui n’ont jamais connu ce problème épineux doivent se dire qu’il n’y a qu’à traiter la famille à l’anti-poux avant de partir à Cannes… Mais non, les poux sont coriaces de chez coriaces. Ca fait longtemps qu’ils ont trouvé comment résister à tous les produits qu’on leur balance dans la gueule. Les poux, c’est pas des cons. Ils s’incrustent partout, dans les plus petits recoins, rusent, change de tête comme de chemise, prêt à sauter à la moindre occasion. Pour s’en débarrasser, il faut au moins soixante jours de quarantaine, passer la maison au Kärcher, voire la raser, la maison…. Et puis ma femme est totalement opposée à ce qu’on tue le moindre être vivant sous son toit, c’est un principe, sinon elle pleure empathiquement et ça peut mal finir. Donc, les poux, j’ai pas le droit de les tuer, je dois les capturer un par un, puis les réeduquer, les convaincre de ne pas s’en prendre à nous, ce qui est délicat. Non, je préfère qu’ils débarquent sur croisette, après tout, c’est bien de partager les joies et les peines.
La tête de celui qui n’entre pas

J’ai la tête de celui qui n’entre pas….. dans les boîtes de nuit, les vernissages branchés, les carrés VIP, les cercles restreints, je n’entre pas, je n’arrive jamais à entrer, nulle part, pourtant, même pas basané, avec un nom à coucher dedans, habillé sérieux, aucun signe extérieur de ceux qui sont dans le collimateur des physionomistes. Mais je n’entre pas, c’est tout. Des fois, même quand je suis invité. L’autre soir, j’accompagnais ma femme et une amie comédienne connue à l’avant-première d’un film, j’avais mon carton et tout, mon amie jouait dans le film. Je me cachais un peu à l’entrée de la boîte pour que le physionomiste ne me remarque pas, par chance les filles avaient un décolleté suffisant pour détourner l’attention du cerbère, nous rentrâmes, donc. Bonheur. Mon amie comédienne proposa d’aller saluer le réalisateur dans le carré VIP, tout le monde la connaissait, tout glissait comme dans un rêve. Ma femme me proposa d’aller chercher des coupes avec des bulles et de nous rejoindre après. J’obéis, car je lui obéis toujours. Une demi-heure plus tard, je revins pour les rejoindre dans le carré VIP, mes trois coupettes en main, ce qui est difficile à tenir. Mais voilà, ma tête ne revint pas au physionomiste, il ne me laissa pas passer. Trois mètres plus loin, je voyais ma femme et mon amie rirent aux supers blagues du réalisateur, je leur fis des grands signes, criait, mais la musique était forte, et leur attention trop monopolisée par l’artiste… J’essayais d’expliquer au monsieur, je suis invité, je connais des gens connus, je fais des films moi même mais plus je lui expliquais, plus il me trouvait louche, j’étais certainement un de ses pique assiette qui se fait mousser en prétendant faire partie du show bizz pour entrer partout… et finalement il finit par me convaincre, il avait raison, je n’avais aucune légitimité à être là, je n’avais pas les qualités requises pour le carré VIP et je ne les aurais jamais. C’est ça le problème, c’est pour ça que je n’entre jamais, quand un videur me regarde, je me sens toujours coupable,invité ou pas, il a raison de penser que je triche pour être de ce monde là, car c’est vrai, je triche, depuis des années, je fais celui qui fait du cinéma mais c’est une illusion, un jour quelqu’un va s’en apercevoir et me remettre définitivement à ma place. Ce soir là, je restais une heure à l’entrée du carré, me consolant comme je pus en sifflant les coupettes. A la fin, déjà tard, mon amie comédienne finit par m’apercevoir, assis sur les marches, à ruminer sur la futilité des choses, elle vint enfin pour me faire entrer, me prit la main mais au moment de passer le rubicon, le physionomiste me retint toujours, il ne voulait pas croire qu’elle était mon amie, comment un cloporte comme moi pouvait il connaître une femme comme elle ? Il tenta de la convaincre qu’il fallait qu’elle se méfie des amis comme moi, que je devais certainement profiter de sa notoriété pour obtenir des privilèges, qu’il valait mieux qu’elle me laisse en plan, et qu’il pouvait l’aider prendre la décision de ne plus me revoir…. Une seconde, je vis le doute passer dans les yeux de mon amie, ce physionomiste avait peut-être raison, n’étais-je pas un profiteur ? Mais elle me fit rentrer, il n’y avait plus grand monde dans le carré, nous nous y ennuyâmes un quart d’heure et ma femme me reprocha d’avoir mis autant de temps à chercher les coupettes, qu’en plus, j’avais vidé tout seul.
Il y a quelques années, j’appris par hasard qu’un de mes courts-métrages, « le poteau rose » était programmé pendant le festival de Cannes. Personne ne m’avait invité mais je m’invitais quand même. Je n’étais jamais venu à Cannes, et comme tous les enfants qui rêvent de cinéma, j’avais rêvé d’y aller. Je travaillais alors pour une émission de télé et je leur proposais de faire un journal filmé de mon expérience cannoise, ils acceptèrent et me trouvèrent une chambre pour dormir, pour le reste , je me démerdais. J’étais heureux, excité, j’avais juste oublié que j’avais la tête de celui qui n’entre pas.
Cette année, à priori, je suis invité au festival car mon film, « Le nom des gens » est sélectionné à la semaine de la critique et d’ailleurs on m’a demandé une photo pour me faire un badge, ce qui est un signe, j’ai donc l’espoir d’entrer quelque part mais je ne suis pas totalement rassuré pour autant. On me dit qu’il va y avoir une fête en l’honneur de mon film après le projection. J’ai très peur de ne pas pouvoir y entrer, ce qui serait la honte quand même, vu que c’est mon film. Alors j’ai un plan, je vais dormir sur place la veille, avec un peu de chance, personne ne me remarquera pendant qu’ils mettront en place les petits fours, d’ailleurs, je donnerais un coup de main pour faire croire que je fais partie de l’organisation et comme ça, quand le physionomiste arrivera pour filtrer les entrées, je serais déjà à l’intérieur. Ni vu ni connu.
les idées, faut les mettre quelque part

Quand j’ai une idée, la première question que je me pose est de savoir sous quelle forme elle serait mieux mise en valeur. Sous la forme d’une chanson, d’un reportage télé, d’une chronique écrite, d’un scénario de court métrage, de long métrage, d’un concept de série ou juste d’un titre. J’ai comme ça toute une collection de titres qui attendent d’être transformés en quelque chose…
Et si je me convaincs que c’est sous la forme d’une sérénade à la cornemuse que cette idée serait la mieux, je trouve que ça vaut le coup d’apprendre la cornemuse, et peu importe si j’en joue comme un pied. L’essentiel pour moi n’est pas de maîtriser une technique, mais d’être cohérent avec l’idée de départ. Puis une fois que l’idée est développée sous une forme, par exemple dans une chanson, je me dis que cette chanson pourrait très bien être intégrée dans une histoire, et que cette histoire pourrait très bien devenir un film. Je n’ai jamais ressenti la nécessité de me cantonner dans un seul moyen d’expression. Le risque, bien sûr, est de donner l’impression d’être dilettante, un touche à tout, un bordélique. Mais après tout, pourquoi pas, dans le bordel, il y a de la vie et l’essentiel est pour moi de partager avec les autres des petits bouts de vie.
Alors voilà, ce site a pour vocation de mettre un peu d’ordre dans le bordel, pour tenter de trouver une unité dans les différents trucs que j’ai pu faire, entre les films, les chansons avec Minaro, avec Baya, « Le nom des gens » qui sort bientôt et tout le reste…
Minaro
J’ai toujours eu l’esprit de groupe. Il m’a toujours semblé à la fois rassurant et exaltant de se sentir faire partie d’un ensemble. Allié à l’amour des chansons, il m’était naturel de monter un groupe de musique. Dans mes jeunes années, à la fin des années 80, j’ai fait partie d’un premier groupe de rock « Le chaînon manquant » à la carrière aussi obscure que banlieusarde. L’histoire a tout de même duré cinq ou six ans et j’ai vraiment pris goût à ce moment -là à l’écriture de chansons et à la scène… Etant le chanteur, je me devais d’assurer le spectacle et ça me terrorisait, donc j’étais systématiquement ivre en entrant sur scène, ce qui m’aidait beaucoup à me décoincer mais ne rendait pas vraiment service à la musique. Il reste quelques chansons.
C’est dix ans plus tard que j’ai rencontré, Nabil, Rodolphe, Anne, Olivier, Jérôme puis Lars et Loïc, avec qui j’ai monté Minaro. Cette histoire nous a tous pris par surprise car au départ, il s’agissait juste de refaire un peu de musique pour s’amuser. Mais il est rapidement apparu que nous nous entendions bien, que nous aimions jouer ensemble et que nous avions notre style propre. En six ans d’existence, Minaro a constitué pour moi (et j’espère pour les autres membres du groupe) une aventure vraiment riche et passionnante. Une centaine de concerts, une tournée au Sri Lanka, deux tournées en Allemagne, deux albums, un clip et beaucoup de soirées chaleureuses entre gens qui s’aiment bien. Si on a réussi à avoir un petit noyau de fans, nous n’avons pas vraiment réussi à passer à la vitesse supérieure, c’est à dire au niveau professionnel. C’est l’écueil pour beaucoup de musiciens, il arrive un moment où, si l’on veut vraiment progresser, il faut abandonner tout ce qu’on fait à côté et ne se consacrer qu’à cela. Aucun de nous n’était vraiment prêt à cela et c’est ainsi que nous avons jeté l’éponge il y a quelques mois (au moins provisoirement). Mais je suis très fier des chansons que nous avons faites ensemble et déjà très nostalgique de tout ce que nous avons vécu. Aujourd’hui, je continue bien sûr d’écrire des chansons (notamment celle pour Jane Birkin et Chloé Coulloud dans le film « La tête de maman » de Carine Tardieu) et j’envisage, pour la première fois de les interpréter en mon nom… mais je ne suis pas sûr d’en avoir le courage.
Le journal chanté
Pas vraiment satisfaits de « la question enchantée », avec mon ami Loic Mahé, nous avons essayé de développer le concept sous la forme d’un journal télévisé chanté. Mais cette fois-çi, entièrement écrit. L’idée est de faire un jt sur des sujets décalés, et si possible drôles, et qu’il y ai des chroniqueurs réguliers ayant chacun leur style musical (un rappeur, une chanteuse nouvelle chanson française, une cantatrice… ). Nous avons fait un pilote, à mon sens pas vraiment abouti (il aurait fallu mieux réfléchir à l’écriture) mais faute de producteurs, nous n’avons pas poussé plus loin le bouchon. Plus tard peut-être.
Le journal chanté
envoyé par michleclerc. – Gag, sketch et parodie humouristique en video.
L’inspecteur Leclerc
L’idée de départ est d’approfondir «des objets qui nous font chier», une chronique que je faisais pour Télé Bocal. Par exemple, une fois qu’on a dit que les pistaches fermées, c’est pénible, aller voir le fabriquant de pistaches et l’emmerder jusqu’à ce qu’il nous explique pourquoi il met systématiquement des pistaches fermées dans les paquets.
J’ai fait ces enquêtes dans le cadre des émissions de François Pécheux, d’abord sur Canal+ («un monde de brutes») puis sur France 3 à Mon Kanar. Et un peu pour M6, le «morning café». Des serpillères dans les caniveaux aux photos de gens dans les devantures de pompes funèbres, de la comparaison de l’odeur du camembert et celle des pieds, la barre des vélos des garçons, j’ai ainsi pu rencontrer des tas de gens passionnés par leur sujet, même s’il peut sembler dérisoire. J’ai pu comme ça répondre à des tas de questions que personne ne se pose jamais et ça me plaisait beaucoup.
Lors de ma toute première enquête il pleuvait, j’avais donc mis mon ciré jaune et mon chapeau pour aller faire l’interview, et cette tenue est revenue par la suite comme un costume de scène. Je n’ai pas pu résister au plaisir de la faire porter par Kad dans J’invente rien.
Les rayures rouges du dentifrice
envoyé par michleclerc
Les pâtes alphabet
envoyé par michleclerc.
Qui teste le papier toilette ?
envoyé par michleclerc









