Minaro


Le bassin de ret’nue

J’ai toujours eu l’esprit de groupe. Il m’a toujours semblé à la fois rassurant et exaltant de se sentir faire partie d’un ensemble. Allié à l’amour des chansons, il m’était naturel de monter un groupe de musique. Dans mes jeunes années, à la fin des années 80, j’ai fait partie d’un premier groupe de rock « Le chaînon manquant »  à la carrière aussi obscure que  banlieusarde. L’histoire a tout de même duré cinq ou six ans et j’ai vraiment pris goût à ce moment -là à l’écriture de chansons et à la scène… Etant le chanteur,  je me devais d’assurer le spectacle  et ça me terrorisait, donc j’étais systématiquement  ivre en entrant sur scène, ce qui m’aidait beaucoup à me décoincer mais ne rendait pas vraiment service à la musique.  Il reste quelques chansons.

C’est dix ans plus tard que j’ai rencontré, Nabil, Rodolphe, Anne, Olivier, Jérôme puis Lars et Loïc, avec qui j’ai monté Minaro. Cette histoire nous a tous pris par surprise car au départ,  il s’agissait juste de refaire un peu de musique pour s’amuser. Mais il est rapidement apparu que nous nous entendions bien, que nous aimions jouer ensemble et que nous avions notre style propre. En six ans d’existence, Minaro a constitué pour moi (et j’espère pour les autres membres du groupe) une aventure vraiment  riche et passionnante.  Une centaine de concerts, une tournée au Sri Lanka, deux tournées en Allemagne, deux albums, un clip et beaucoup de soirées chaleureuses entre gens qui s’aiment bien. Si on a réussi à avoir un petit noyau de fans, nous n’avons pas vraiment réussi à passer à la vitesse supérieure, c’est à dire au niveau professionnel. C’est l’écueil pour beaucoup de musiciens, il arrive un moment où, si l’on veut vraiment progresser, il faut abandonner tout ce qu’on fait à côté et ne se consacrer qu’à cela. Aucun de nous n’était vraiment prêt à cela et c’est ainsi que nous avons jeté l’éponge il y a quelques mois (au moins provisoirement). Mais je suis très fier des chansons que nous avons faites ensemble et déjà très nostalgique de tout  ce que nous avons vécu. Aujourd’hui, je continue bien sûr d’écrire des chansons (notamment  celle pour Jane Birkin et Chloé Coulloud dans le film « La tête de maman » de Carine Tardieu) et j’envisage, pour la première fois de les interpréter en mon nom… mais je ne suis pas sûr d’en avoir le courage.

2 response on “Minaro

  1. bonjour,
    je démarre ma journée dans un état – si j’exagère à peine, je dirais – de béatitude. C’est-à-dire que je suis allée voir hier soir « Le nom des gens » et qu’une telle qualité fait franchement du bien tout partout. Bravo.
    Ce matin, j’arrive à mon travail plein d’énergie (le film n’est pas étranger à mon état) et je n’ai de cesse de parler à mes collègues du film, très fin et « euphorisant » comme a commenté un collègue l’ayant vu et ayant également adoré.
    Bref, ce matin, je vole quelques minutes à mon travail pour en savoir plus sur ce Michel Leclerc via internet, découvre qu’il fait de la musique et regrette que le groupe ne fonctionne plus. Je m’inscris néanmoins à votre mail list… au cas où !
    En attendant, je vous félicite pour votre intelligence, votre humour, votre envie de donner une telle qualité. Bravo, ça fait tellement de bien !
    Noëlle Tisné

  2. Bonjour salut hello!
    Je ne retrouve pas mon CD de Minaro et j ai une furieuse envie d ecouter un ptit souvenir gay ^^Sauriez vous ou je peux trouver tout ça en mp3 par hasard?
    Merci beaucoup!
    P-e

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